Pourquoi méditer à l’extérieur ?

méditer à l'extérieur
Méditer à l’extérieur et redécouvrir la vie !

Méditer à l’extérieur ? Est-ce que c’est vraiment important, là où vous méditez ? Certains pensent que oui. Pour ces personnes, être en extérieur ne rend pas la méditation juste différente, mais aussi plus profonde. Alors quelles sont les raisons à cela ? D’un côté, il est vrai que méditer dans une pièce au calme et sans aucune distraction est la façon la plus simple pour pouvoir se concentrer suffisamment, pour les débutants notamment. Il est en effet difficile d’apaiser votre esprit quand celui-ci est constamment sollicité par l’environnement extérieur. Pourtant, quand on réfléchit : quel est le but de la méditation ? Si vous souhaitez que l’état d’apaisement que l’on gagne par la pratique de la méditation se reflète dans votre vie au-delà de vos séances de méditation, alors, comme la vie est-elle-même un flot de bruits, de mouvements et d’imprévus, peut-être qu’apprendre à méditer en dépit d’un environnement non pas bruyant mais simplement vivant (on ne vous demande pas de vous installer à côté de l’autoroute ou d’un chantier !) est en fait ce qu’il vous faut…

Méditer à l’extérieur

Là où je vivais avant, il y avait un banc sur une hauteur surplombant la rivière. C’était à cinq minutes de marche de chez moi. Une butte couverte d’herbe qui surveillait l’onde quarante mètres plus bas. C’était là que j’allais m’assoir. Je pouvais sentir la brise sur ma peau et l’entendre faire bruisser les arbres. J’entendais aussi l’eau clapoter et ça sentait la terre humide tout autour de moi.

Méditer là n’était pas seulement agréable à cause du cadre, c’était aussi différent de la méditation que je pratiquais dans ma maison silencieuse. Il y avait comme un sentiment de ressentir le monde sans pensée, sans trop analyser. Pourquoi ? Peut-être simplement parce qu’il y avait là plus à ressentir. Il y avait des sons, des oiseaux, d’autres animaux, la rivière… Ainsi que la délicate sensation d’être environné d’une herbe que personne n’a plantée.

J’ai l’habitude de fermer les yeux quand je médite, parce qu’il est plus facile de se concentrer de cette façon. Après la séance sur mon banc, j’ouvrais les yeux, bien sûr, mais ce que je voyais était toujours différent de ce qui était là au début. Alors oui, c’était globalement la même chose, mais je le voyais différemment, comme si c’était pour la première fois. C’est difficile à expliquer, mais vous saurez exactement de qui je parle si vous pratiquez la méditation. D’autre part, Comme le dit l’adage, l’eau ne passe jamais deux fois au même endroit. Ainsi, si chez vous le salon sera –en passant outre votre expérience- le même, mais sur mon banc, la lumière, la direction du vent, la température, tout ces facteurs témoignent que j’ai vécu exactement un instant au même rythme que le monde.

C’est merveilleux de pouvoir regarder autour de soi comme si c’était la première fois. Vous voyez sans idée préconçue. Je pourrais contempler un chevreuil sur la rive opposée de la rivière, mais l’idée « chevreuil » ne m’aurait pas traversée l’esprit, sans venir troubler ma vision avec des idées sur ce qu’est un chevreuil, pourquoi il est là, s’il est jeune ou vieux, local ou perdu… C’est un moyen de vivre plus réellement, plutôt que de ne dépendre que de sa pensée, ce qui détache de la réalité.

Si vous n’avez jamais essayé, pourquoi ne pas tenter de méditer en extérieur la prochaine fois ? Asseyez-vous sur une colline ou en face d’un jardin, ou essayez de vous tenir en face d’un lac ou d’un étang quand vous méditez. Le point de vue sera merveilleux quand vous ouvrirez les yeux. Et il n’y a rien de vraiment comparable à une méditation en extérieur. Si vous combinez cela à une bonne marche champêtre, l’expérience n’en sera que plus totale. Bien entendu, nous ne sommes pas tous égaux face au climat et les ambiances les plus romantiques cessent de l’être dans le froid et la boue, mais n’oubliez jamais que vous pouvez retourner un handicap contre lui-même et en faire un atout : repérez par exemple un kiosque (en bon état) dans un parc, et rendez-vous-y, même s’il pleut : le parc sera désert, le kiosque à l’abri, et le babil de la pluie vous enchantera.

Article de Steve Gillman traduit et adapté pour Techniques de Méditation.

Sujets abordés dans l’article :

  • Méditation dans un parc
  • Méditation dehors
  • Méditer à l’extérieur
  • Méditer dehors
  • Méditer en extérieur


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6 commentaires sur “6”

  1. Bonjour Pierre,

    J’ai déjà eu l’occasion de méditer à l’extérieur lors de mes retraites et dans un environnement très agréable !! c’est vraiment très enrichissant et assez différent ! Comme tu le dis, il y a énormément d’objets d’attention notamment les sons de la nature ! Je le conseille à tout le monde

  2. Pour moi méditer en extérieur ma permet d’atteindre plus rapidement une « grande » ouverture d’esprit, simplement en écoutant un son, le plus lointain soit-il. En effet, si ce son peut être entendu, vous réalisez alors l’importance de la distance « consciente » qui sera certainement bien plus grande que vous ne l’imaginez au quotidien. Le cheminement sera ensuite d’arriver à le vivre au quotidien en mode « pleine conscience ». C’est une expérience grandement enrichissante.

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