Comment méditer chez soi ?

Comment méditer chez soi ?Nous vivons au sein d’une société toute en nerfs, en mouvement et en flux tendus. Ce qui me laisse penser que le cannibalisme n’aurait de toutes façons jamais pu prendre racine dans notre société : notre viande doit tout simplement être immangeable ! Ainsi, vous avez décidé de redevenir mangeable, ou plus sérieusement de franchir un cap avec un objectif réaliste : (re)devenir sain.

Alors on va se calmer sur les anti-dépresseurs. Les séances de yoga, de toutes façons vous ne pouvez jamais y aller. Quant au footing, si salutaire, chaque fois que vous vous motivez, il pleut… Reste la méditation. Et toutes les études le prouvent : elle a des effets bénéfiques sur l’organisme et la psyché.

Mais ça nécessite, l’espace d’un instant, de vous retrouver avec vous-même, vous déconnecter d’avec le monde extérieur mais aussi d’avec vos propres démons. Réticences : on a l’habitude de se retrouver face aux autres, oui mais face à soi-même, c’est différent. Pas de problème, ça ne fait pas mal. Mais, par quoi commencer ?


N’ayez pas peur du ridicule, personne ne vous regarde. Toutefois, au début, n’en parlez à personne : vous méditez pour vous-même, pas pour rendre des comptes à quiconque et vous n’avez aucune obligation de résultat.

Comment méditer chez soi

Ce qu’il vous faut

Pas la peine de tergiverser : le seul élément indispensable et paradoxalement le plus difficile à rassembler… c’est vous. Oui, vous. Vous avez besoin d’être là. Entièrement.

Mais passons en revue tout de même quelques accessoires, à commencer par les vêtements : mettez-vous à l’aise ! Pas besoin d’aller chez Blanc du Nil (ou à la friperie baba du coin). Optez pour des vêtements amples, propres et confortables. Eliminez toute possibilité de distraction de la part des vêtements : s’il y a une odeur bizarre, un trou gênant, même rien qu’un tout petit peu, exit ! Un pyjama, par exemple pourrait faire l’affaire.
Vous voilà habillé(e). Ensuite…

L’ambiance

Ah, vous trouvez le silence oppressant ? Mettez de la musique, mais pas n’importe laquelle. Par exemple, ce disque de musique indienne, qu’on vous a prêté. Vous en avez écouté un bout dans la voiture et autant l’autre soir, chez Gérard c’était bien, autant là, vous vous sentez juste dans la peau d’un(e) hippie sur le retour. Halte là ! Vous pouvez écouter le disque en entier, même plusieurs fois, vous ne vous réveillerez pas pour autant à l’arrière d’un truck peinturluré, sous acide, en route pour Varanasi, Pushkar ou Katmandou. De l’herbe ne se mettra pas à pousser dans vos géraniums.

Commencez par une musique accessible : L Subramaniam (ses raga sont longs et très harmonieux) ou, encore plus caractéristique, Ravi Shankar. Ces gars-là n’ont pas besoin des fans de New Age pour vivre, croyez-moi. Si ce genre de musique ne passe pas au premier abord mais que vous vous sentez malgré tout curieux, vous pouvez toujours la jouer sur votre chaîne, durant un moment de calme, où vous accomplirez une tâche quotidienne. En autres, une tâche mécanique, comme faire la vaisselle, nettoyer les vitres, coudre, couper des légumes, remplir un tableur Excel… Eteignez la télé et laissez-vous porter. La méditation, ça commence comme ça.

Si vous demeurez impénétrable à la musique indienne, je vais vous donner un truc : en fait, peu importe d’où elle vient. Tout ce qu’on lui demande, c’est bien sûr d’être douces et harmonieuse et sans percussions (ou alors des percussions très graves et solennels, comme les tambours de Kyoto). La pipa chinoise fait aussi des merveilles. Peu ou pas de paroles et de préférences que vous ne comprendriez pas.

Quant à la langue… Ben oui, pour des raisons de mélodie, préférez le grec à l’allemand ou l’arabe au japonais ! En musique arabe, d’ailleurs, le Trio Joubran ou Naseer Shamma sont de bons choix, propulsant dans vos oreilles les douces notes du oud oriental. Encore plus proche de nous, vous trouverez au cœur de la musique baroque des joyaux de sérénité, comme Jordi Savall ou Kapsberger.

Toutes ces musiques sont manifestement belles et harmonieuses, mais pas forcément tristes ou mélancoliques (il convient de ne pas faire l’amalgame) Vous pouvez écouter votre Goldman préférée à la place, ou encore Dhafer Youssef, bien sûr, mais vous vous éloignerez de la voie de la méditation. Car la seule émotion que vous devez ressentir, c’est le bien-être. Et ça interviendra après coup, car tant que vous méditerez, vous ne ferez rien d’autre !

Quand débuter ?

Pour faire les choses simplement, je vous recommande pour commencer de méditer à jeun : ça veut dire pas juste après un bon repas, où vous vous sentirez somnolent, ni le ventre criant famine. (On ne veut pas que vous tombiez en transe – ou en hypoglycémie- non plus !). Quant au thé, l’ami des sages et des esthètes, nous en parlerons une autre fois.

Où ?

Le lieu a son importance, mais avant de penser à l’habillage, ayez une considération globale : vous avez besoin avant tout d’une pièce propre et bien rangée, de sorte qu’aucune pensée parasitaire ne vienne vous troublez. Et si, pardon d’utiliser le mot, vous être désespérément bordélique, je vous conseillerai tout de même de dégager un peu d’espace. Juste pour voir ce que ça fait !

Dernier détail : il vaut mieux une étagère vide qu’une qui serait encombrée d’un Bouddha. Sérieusement, ça ne vous aidera pas. Considérez que tout bibelot « alourdit » la pièce dans laquelle vous êtes. Et il « alourdit » également votre conscience de par son existence. Après, si c’est un coup de cœur…

Autre chose ?

Puisqu’on est dans ce registre, quid de l’encens ? Totalement optionnel. Exactement comme la musique. Vous devez tout d’abord trouver la musique/encens qui vous convient et ça ne sera pas forcément du premier coup. En revanche, il est indéniable que le bon encens, en flattant un sens supplémentaire, l’odorat -la musique s’occupe de l’ouïe, la vue est ravie que vous ayez passé l’aspirateur, vous êtes super à l’aise dans votre pyjama et le goût est au repos- vous procurera une grande sensation de bien-être, de plénitude.

La lumière

Si l’éclairage naturel ne suffit pas, optez pour plusieurs petites sources de lumière plutôt qu’une seule, écrasante, industrielle. Les lumières tamisées sont à tenter, de même que les bougies. Celles-ci  diffuseront une lumière toujours plus douce et naturelle que n’importe quelle lampe électrique. Cependant, veillez à ce que cet éclairage réduit ne vous fatigue pas les yeux. D’autre part, les bougies c’est bien pour l’ambiance, toutefois, comme pour l’encens, si vous sentez que le côté négatif pourrait prendre le pas sur le côté positif (par exemple, les cendres à nettoyer, les bougies à racheter), il vaut mieux y renoncer.

En intérieur ou en extérieur ?

Enfin, si vous avez la chance de pouvoir vous poser à côté d’une haie de lauriers, je vous conseille de tester car au crépuscule, en fonction de la saison, des effluves merveilleuses s’en échappent.

Ce qui nous amène au dernier point : pourquoi ne pas tenter en extérieur ? Encore une fois, tout ce dont vous avez besoin, c’est d’être bien. Si vous avez moyen d’éviter les sirènes et les klaxons, que vous pouvez vous trouver à l’abri des regards indiscrets et, top du top, que vous pouvez sentir sur votre peau les doux rayons du soleil, vous passerez un instant exceptionnel avec vous-même.

Voilà, vous avez rangé, choisi vos fétiches et adopté une position confortable. Fermez les yeux et respirez profondément. Repoussez gentiment les pensées qui affluent et respirez encore.

C’est parti.

 

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