pensées positives

Pourquoi s’appliquer à faire le bien ?

Article invité rédigé par Martin Juquelier de Méditation : Inspiration Quotidienne

 

pensées positives


Pourquoi s’abstenir de paroles, de pensées et d’actions négatives ? Et, pourquoi apprendre à maîtriser son esprit ?


En religion

Dans les religions théistes traditionnelles, ce précepte semble tomber dans le domaine de la croyance et de la foi. Le pratiquant fait cette promesse à Dieu en espérant échapper aux malheurs de ce monde, éviter l’enfer et être accepté au paradis. Une sorte de voeu imposé par une instance suprême. L’idée est belle mais même pour ceux qui ont une certaine foi dans leur religion, leur condition humaine les rattrape.

Les promesses, la foi et la prière ne suffisent évidemment pas à dompter leur esprit qui se laissera tôt ou tard aller à quelques jugements, paroles ou actions négatives ou égoïstes. Si on se force, les pulsions refoulées finissent par ressurgir.

La culpabilité fait ensuite place à une acceptation résignée. On abandonne totalement. C’est trop dur pour nous ou on se laisse aller à quelques petits péchés. C’est pas trop grave. Nous ne sommes que des êtres humains après tout…

Pourquoi choisir le bien ?

Dans le bouddhisme, le conseil de s’appliquer à faire le bien est donné de manière très pragmatique. Il est en effet fondé sur la raison et l’expérience vécue de la personne. De plus, toute une panoplie de moyens pratiques est mise à disposition pour maîtriser cet esprit et donner la possibilité, à quiconque s’en donne les moyens, de diriger positivement ses pensées, ses paroles et ses actions.

Quelle est cette raison ?

Les pensées

Nos pensées nous entraînent sans cesse dans le souvenir du passé ou dans l’anticipation de l’avenir. Nous oublions presque que notre expérience du monde se fait uniquement et depuis toujours dans l’instant présent. Or, ce qui compose notre vision du monde, notre état d’esprit et nos tracas dans cet instant présent n’est autre que les traces qu’on y a laissé les instants précédents.

Ce qui compose nos instants et nos états d’esprit futurs n’est autre que les empreintes que l’on y met à présent. Si bien que, sans rejeter la responsabilité sur un Dieu, nous sommes en réalité nous-mêmes responsables de notre état d’esprit.

Les conséquences du jugement 

Prenons un exemple concret et courant : je juge négativement ou je critique quelqu’un en étant en compagnie d’un partenaire de médisance.

Ce que l’on ressent :

  • Premièrement, si l’autre acquiesce, ça me rassure et me conforte dans ma vision des choses. Cela renforce par la même occasion le lien que j’ai avec ma ou mon partenaire de médisance.
  • Deuxièmement, ca m’élève puisque je me dis inconsciemment que je vaux mieux que la personne jugée.
  • Troisièmement, je ne culpabilise pas. Aucun mal n’est fait puisque la personne jugée n’a rien entendu.

Conséquence : puisqu’on on se sent bien et qu’on a bien rigolé, on crée une tendance à reproduire ce schéma. On devient des personnes qui jugent sans cesse et notre tendance à médire se perpétue.

Ce que cela implique réellement : quand on est tout jeune enfant, on a l’esprit ouvert. La beauté physique, par exemple, n’entre pas encore en compte dans notre rapport à l’autre. C’est par la suite, à force de jugements, de critiques, de pensées mesquines et de comparaisons que notre esprit se ferme. Il se cloisonne lui-même. Puis, finalement, il nous enferme dans une vision étroite et limitée de ce qu’on définit désormais comme étant la beauté.

Nous créons en conséquence de l’attachement. En plus, nous sommes attirés par ceux qu’on juge beaux et repoussés par ceux qu’on juge laids. Cela altère directement notre rapport aux autres et nos relations avec ces mêmes personnes.

Il en est ainsi pour tout et dans tous les domaines de notre réalité. Il n’y aurait pas de problème si nous ne souffrions pas des cloisons que nous avons nous-mêmes installées.

Or, pour revenir à l’exemple d’une simple médisance, cela a laissé un empreinte. Ainsi, la prochaine rencontre avec la personne que l’on a critiqué, provoquera en nous un sentiment de répulsion. Ceci engendrera des émotions négatives, si bien que la situation sera pour nous déplaisante.

L’habitude 

La tendance que l’on a pris de juger va se faire progressivement et dans tous les domaines de la réalité. Notre univers se rapetissera. Il nous enfermera dans un monde très étroit et hostile. Rendant ainsi, la plupart de notre vie et des situations qui la composent déplaisantes et inconfortables.

La plupart des gens, en vieillissant et en solidifiant continuellement leurs schémas de pensées, finissent par avoir l’esprit fermé. Ils ont des avis arrêtés sur tout. Ils deviennent aigris, n’ont plus que quelques amis et ne sont même plus agréables à côtoyer pour les autres. Enfin, ils ne se rendent pas compte qu’ils ont eux-mêmes créé les barreaux de leur tristesse et de leur prison intérieure.

Se distraire constamment et nourrir l’égo 

«Dans la bulle de l’égo, ça sent le renfermé» a dit un philosophe. Les émotions et les pensées négatives y sont démultipliées. Si bien, que, quand tout va bien, on préfère constamment se distraire et remplir ses journées d’innombrables activités. Ces dernières parfois forts louables, mais la plupart du temps abrutissantes, ou encore nous anesthésiantes avec l’alcool et les drogues. Plutôt que de se retrouver en silence avec notre esprit torturé et incontrôlé, on essaye de se tenir occupé.

C’est seulement au seuil de la mort ou dans les moments difficiles que l’on se demandera quel était le sens de tout cela.

La société dans laquelle on vit n’est que la triste conséquence du carnage qui règne dans la tête des gens. Ces gens sont inconsciemment égoïstes. S’ils savaient que derrière ce flot de pensées et ce mental perturbé se cachent, au fond d’eux, à chaque instant et depuis toujours, la paix et le bonheur éternel. Il se cache en eux un sentiment profond d’amour et de joie tout à fait accessible auquel ils aspirent tous!

Comment faire pour s’en sortir ?

Le présent 

Si à chaque instant, je maintiens une attitude d’ouverture à l’autre… Si je suis capable d’engendrer une motivation altruiste et positive pour chaque pensée, parole et action qui émane de moi… Si je ne m’attache pas à la solidité du monde ni à la véracité de mes interprétations et mes conceptions… Si je me rends compte qu’elles ne sont, finalement, que des fabrications mentales, le fruit de mon imagination…

Alors, inévitablement, je me sentirai bien au présent !

Dans ce présent, je créerai une empreinte favorable à un état d’esprit plaisant et ouvert à chaque instant. Le tout se fait par la pensée positive. Plus je parviens à maintenir cet état d’esprit, plus les empreintes que je laisse à chaque instant sont positives. Ainsi, plus j’apprécie la vie et les gens. Il ne s’agit pas de s’inventer un monde de bisounours, ni de se cacher les malheurs et les défauts des autres. Il s’agit plutôt de s’en servir avec intelligence pour grandir personnellement.

L’entraînement 

Je crée mon bonheur et j’influence de surcroît positivement ceux qui m’entourent. Il existe des mécanismes au bonheur et à la souffrance et nous en avons les clés.

Ce n’est plus une question de foi mais de logique, d’expérience et d’entraînement. Le paradis découle effectivement de l’absence de péchés et il est accessible dans cette vie par l’entraînement de l’esprit. La paix de Dieu n’est autre qu’un esprit purifié de toute négativité et vues fausses.

Un esprit naturellement rempli d’amour a de l’amour pour tout le monde, encore plus pour ceux qui sont malheureux ou qui sont ‘méchants’.

Faire le choix 

Le bouddha a dit : «(…) nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.»

Aucune pensée n’est en fait anodine. Elle laissera forcément une empreinte et la clé est de prendre soin de l’instant présent. Pas la minute présente, mais bien de chaque instant. Il faut engendrer une motivation altruiste, filtrer les pensées et leur donner une tournure positive. Il suffit d’apprendre à se libérer de leur influence et du mental quand on en a pas besoin. Ceci permet de se reposer dans cet espace de paix intérieure.

Il ne s’agit pas d’y croire mais de savoir, de vérifier, de réaliser et de pouvoir ainsi faire le choix. Ces choix se font en connaissance de cause. On sait ce qui aura effectivement un résultat positif pour notre bonheur et celui des autres.

Le bonheur 

Ce que nous souhaitons tous profondément… Ce qui influence chacune de nos actions pourtant maladroites…  L’aspiration la plus profonde, commune à tous les êtres… C’est, bien sûr, de trouver le bonheur et d’éviter la souffrance.

Les religions théistes l’ont exprimé et leur message est juste, mais trop vague et éloigné à mon sens. Le bouddhisme, avec sa logique et ses méthodes permet, quant à lui, de le comprendre intimement de manière plus pragmatique. Il permet de le réaliser personnellement grâce à la méditation.

L’enfer ou le paradis ne sont, en fait, pas des lieux mais des états d’esprit que l’on se crée soi-même. Le Dieu que l’on ignore ou vers qui on se tourne quand on perd pied, n’est autre que notre conscience. C’est souvent notre propre conscience, libérée de toutes ses cloisons.

En fait, dans la mort comme dans l’apparente solidité de cette vie, ce sont les empreintes que tu laisses toi-même. Ces empreintes dans ta conscience te poussent à aller à gauche ou à droite. Elles te font réagir de telle ou telle manière aux situations extérieures. Elles te font avoir telle tendance, telle phobie ou telle addiction. De plus, elles t’amènent à avoir une certaine vision et une expérience de la réalité.

A cet instant où vous me lisez, le début du texte est déjà du passé. Et pourtant, qu’en reste-t-il ? Une empreinte dans votre conscience qui ressurgira la prochaine fois que vous méditerez ou que vous aurez une pensée négative… Si vous le choisissez. A vous de choisir ce qui est bon pour vous.

 

J’espère que cette réflexion restera une bonne empreinte pour vous et qu’elle vous sera bénéfique ! Ca peut paraître simpliste, mais c’est essentiel au développement de soi et au bonheur. Il y a bien sûr plus que cela, mais commencez par ces conseils. Je peux témoigner personnellement d’une réelle transformation positive grâce à l’application de ce style de vie.

Sujets abordés dans cet article

  • bouddhisme
  • Comment pratiquer la pleine conscience
  • pratiquer la pensée positive


Partagez notre article sur vos réseaux sociaux


Vous pourriez également apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *