Les postures de Zazen imagées

postures de Zazen
Des postures de Zazen, les position du lotus et du demi-lotus sont les plus utilisées

Zazen se pratique en utilisant plusieurs postures. Les plus célèbres des postures de Zazen, les positions du lotus ou du semi-lotus se retrouvent dans d’autres pratiques (yoga, méditation bouddhique). Il existe deux autres postures utilisées pour Zazen : Seiza et la posture en tailleur.

Postures de Zazen

Zazen en quelques mots

Résumer Zazen ne demande que quelques mots : il s’agit simplement de s’asseoir. C’est ainsi que le décrit l’école zen sōtō. En se concentrant sur la posture assise, on réunifie corps et esprit en renouant le dialogue avec son corps. Ici, la posture est au centre de l’attention. D’elle, tout doit partir. C’est à partir de la posture que vous découvrirez Zazen.

Votre corps est le réceptacle de votre âme, il ne vous faut pas l’oublier. C’est en sachant lui accorder de l’attention que vous trouverez d’intéressants points de départ pour étudier votre esprit d’une manière plus tangible.

Seiza, une des postures de Zazen

Seiza vue de côté
Seiza vue de côté avec petit banc

Seiza est une posture très simple mais exigeante sur le long terme. Il s’agit simplement de s’asseoir sur ses talons, le dessus des pieds en contact avec le sol, les genoux eux aussi au sol. Les mains, paumes vers le haut, sont posées contre le ventre, les doigts de la main droite posés à plat sur ceux de la main gauche. L’extrémité des pouces est en contact, à la hauteur du nombril.

Il est possible de pratiquer Seiza en s’aidant d’un petit banc dédié à la pratique. Il allège le poids sur les pieds et permet de pratiquer plus longtemps. Seiza permet de garder le dos droit et d’aligner les centres énergétiques. La posture demande cependant un temps d’adaptation car elle est plus exigeante qu’elle n’en a l’air.

Le tailleur, une posture de Zazen mal considérée

Être assis en tailleur sur un coussin peut suffire à pratiquer Zazen, aussi étonnant que cela paraisse. Il est, par contre, important de pousser sur le sol avec ses genoux, de garder le dos bien droit. Il faudra alors y prêter attention et ne pas laisser son dos s’arrondir. Pour cela, une certaine tension du bassin vers l’avant est nécessaire. Le menton est légèrement rentré pour garder la colonne vertébrale bien droite.

Tentez, de temps à autre, de pratiquer Seiza, le Lotus ou le demi-Lotus, pour varier votre pratique, assouplir progressivement votre corps et sortir des sentiers battus.

La position birmane
La position birmane, assis en tailleur avec les mollets et les chevilles appuyés sur le sol

La tête et le regard dans Zazen

Le menton doit être légèrement rentré, quelle que soit la posture pour laquelle vous avez opté. Pour cela, imaginez un fil vous tirant légèrement sur le sommet du crâne.

Le regard, lui, doit raser le sol. Portez-le légèrement devant vous, sans vraiment fixer quoi que ce soit, entre vos paupières presque closes. Les images sont là, vous n’avez pas le choix, mais elles restent indéfinies, sans intérêt pour vous comme le sont les idées qui traversent votre esprit.

Ne fermez pas totalement les yeux, vous êtes là malgré tout, vous ne partez pas dans le monde des rêves ou de l’imagination. Laissez simplement votre regard se poser naturellement à une distance située entre 1 et 2 mètres de vous. Vous ne devriez pas ressentir de tension pour maintenir le regard là où il est. Ni trop proche, ni trop éloigné, le regard est à une juste distance et se fait oublier. Vous ne regardez pas.

Apprendre correctement dès le début

 Vous avez tout intérêt à faire appel à un maître pour être bien guidé et partir sur de bonnes bases. De plus, la pratique en dojo vous évitera de laisser s’installer de mauvaises habitudes et de passer à côté de points importants. Vous avez cependant des éléments essentiels pour faire vos premiers pas. Lorsqu’un blocage se présentera, faites-vous aider pour le dépasser, votre posture a probablement besoin d’une légère correction, tout simplement.

Les postures de Zazen sont là pour vous permettre de disposer d’un point de départ dans votre exploration de la méditation. N’hésitez pas à les varier pour aider votre corps et votre esprit à ne pas répéter toujours la même chose. Bonne pratique !

Dans quelle position pratiquez-vous Zazen ?

Merci à MRO pour les images !

Sujets abordés dans l’article :

  • Méditation zen position
  • Méditation zen posture
  • Positions de zazen
  • Postures de Zazen
  • Zazen position
  • Zazen posture


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7 commentaires sur “7”

  1. Bonjour,

    Parfois je pratique en position du lotus. Parfois je préfère m’assoire sur une chaise. Par moment j’utilise seiza. Cela dépend de mon humeur, de l’endroit aussi. J’aime bien varier. En fait toutes ces postures sont bonnes. Il n’y a pas de « meilleur » posture. Ce qui importe c’est l’attention, l’attitude que l’on adopte dans notre pratique. On peut très bien méditer dans les embouteillages ou encore aux toilettes ! Ca m’arrive parfois au travail. lol

    A bientôt !

    Mon dernier article est ici:
    http://apprendre-a-se-connaitre.com/votre-raison-detre-profonde/

    1. Bonjour Cédric,

      Tout à fait d’accord, c’est l’attitude qui est la plus importante !

      On peut en effet méditer (presque) n’importe où ! 😉

      A bientôt !

  2. Ayant des problèmes de genoux, je médite plutôt assise sur une chaise;
    Au début, je n’arrivais plus à retrouver l’état de calme, puis je me suis habituée .
    Evelyne

  3. Cher monsieur, étant moine Zen depuis longtemps, je voudrais préciser quelques points: un point fondamental est que les genoux pressent le sol, ce qui est très difficile en tailleur et entraîne des tensions. De plus le tailleur étire trop les tondons près des genoux, d’où des douleurs. Le seiza bloque la circulation et écrase le gras des chevilles. Il y a des raisons physiologiques pour dire que c’est le lotus complet qui est la meilleure des postures, à défaut le demi-lotus. Ca permet de lâcher prise complétement, le corps tient tout seul sans aucune tension. La posture birmane que vous montrez fait que les genoux sont trop écartés, ce qui engendre a terme des douleurs lombaires. Les genoux doivent être serrés, proches l’un de l’autre et il n’est pas nécessaire de monter autant les pieds en lotus, comme sur votre photo, puisqu’alors vous ne touchez plus un point d’acuponcture sur les cuisses en rapport avec les reins, le « point de la non-peur ». Sur la photo, les pieds trop haut gênent les mains et donc les épaules remontent et ne peuvent plus se lâcher complètement. J’insiste enfin sur un point CAPITAL, c’est la bascule du bassin en avant: on n’est pas assis sur les fesses mais en fait sur les ischions. L’anus regarde la lune, disait un maître zen. Ceci permet de redresser naturellement la colonne, de rentrer le menton sans effort et d’ouvrir les épaules.
    Voilà, le zen, et en général la méditation bouddhique, touche une dimension difficilement descriptible par les mots, mais, si vous essayez d’adopter la bonne posture, vous verrez que ça va beaucoup plus loin, mais alors beaucoup beaucoup plus loin, qu’une simple relaxation.

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