Nangpé yoga : le yoga tibétain ou yoga de l’intériorité

yoga tibétain
Le yoga tibétain propose une combinaison de puissants exercices

Du yoga, on retient souvent l’idée d’une pratique fortement enracinée en Inde. Tout comme le bouddhisme, le yoga a su s’intégrer au Tibet et l’enrichir autant qu’il s’est laissé enrichir par ses traditions, ses croyances, ses recherches philosophiques, spirituelles. Découvrez un peu plus en détails le yoga tibétain et enrichissez, vous aussi, votre pratique, votre vision.

Le Yoga tibétain

Quelques caractéristiques du yoga tibétain qui le démarquent

Le yoga tibétain est totalement ancré dans la tradition bouddhiste du pays. Il vise, comme la pratique spirituelle, à permettre l’éveil. Le yoga tibétain s’appuie donc totalement sur les enseignements bouddhistes tibétains. Il n’est pas une pratique à côté, il en tire ses origines, il en provient et y retourne.

Le yoga tibétain s’est, bien sûr, énormément enrichi des traditions tibétaines, tout comme l’a fait le yoga en arrivant sur ces terres. Il n’est plus le yoga originel, mais ce n’est pas pour autant qu’il est moins légitime. Il est simplement autre. Il est teinté, enrichi de ce que le Tibet possède de plus fort. Il ne s’agit pas d’une volonté. Le yoga s’est ainsi fait sa place là où il est arrivé, tout naturellement.

L’intégration du yoga dans la volonté d’arriver à l’éveil relève ainsi de la pensée tibétaine affirmant que le corps est un outil permettant lui aussi d’atteindre cet éveil tant recherché par les bouddhistes. En travaillant sur lui, on facilite son cheminement, on rend plus subtils des fonctionnements méconnus, méprisés alors qu’ils ont toute légitimité à être exprimé et étudiés, puisqu’ils émanent du corps, tout simplement.

Pratiquer le yoga tibétain seul ?

Le yoga tibétain relève de pratiques assez poussées, réclame un travail intense sur son propre corps, demande de se mettre dans des conditions parfois extrêmes pour qui juge selon des critères extérieurs, d’un point de vue occidental. Pratiquer le yoga tibétain seul, avec une méthode, risque de vous exposer à de cuisantes déceptions.

Vous avez plutôt intérêt à suivre l’enseignement d’un maître, d’une personne expérimentée. Non seulement vous pourrez profiter pleinement de tout ce que le yoga peut apporter à votre recherche spirituelle, mais vous pourrez en plus le découvrir dans toute sa richesse, en explorer toutes les facettes et éviter les fausses pistes.

Quelques aspects du yoga tibétain à découvrir.

Le yoga tibétain peut choquer lorsqu’on l’observe de l’extérieur. Il soumet le corps à de rudes épreuves : froid, privation, mouvements extrêmes, etc. Il s’agit pourtant de dépasser des limites qui ne sont finalement que culturelles. L’organisme humain possède une très grande capacité d’adaptation. En le forçant progressivement à sortir de ce qu’on lui a imposé, de sa zone de confort, on découvre beaucoup sur soi, on se détache des éléments les plus basiques et l’on atteint à des énergies, des stades plus subtiles.

Le yoga tibétain travaille aussi sur la purification des courants vitaux, ceux qui nous animent d’une manière très sensible (souffle) ou moins (circulation de l’énergie). Ils permettent ainsi de libérer le corps de certaines tensions, de nœuds qui l’encombraient et le gênaient.

Tout cela nécessite bien sûr d’être correctement conduit pour être efficace. Il vous faudra être guidé pour savoir que vous avancez sur le bon chemin, que vous allez à votre rythme, sans sauter d’étapes.

Le yoga tibétain est méconnu, peut-être parce qu’au contraire de beaucoup d’autres types de yoga, il n’est que pas assimilable rapidement, ou très difficilement. En terres occidentales, le yoga tibétain pêche par son aspect opaque. Pourtant, s’il demande un effort pour se révéler, il mérite toute votre attention si vous êtes en quête d’un éveil, ne serait-ce que d’un éveil de votre propre corps, à votre propre corps.

Avez-vous déjà pratiqué Nangpé Yoga ?

Sujets abordés dans cet article

  • Nangpé yoga
  • Neldjor
  • Prânayâma
  • yantra-yoga
  • yoga bouddhique


Partagez notre article sur vos réseaux sociaux


Vous pourriez également apprécier

4 commentaires sur “4”

  1. Bonjour,

    je pense que d’une manière générale il est de toute façon plus prudent et plus profitable de pratiquer la méditation avec l’accompagnement d’un guide plutôt que de chercher dans les livres. En tout cas au départ il est bien d’être accompagné, c’est comme dans n’importe quelle discipline. On a vite fait de se perdre dans des concepts.

    Amicalement,

    Cédric(seconnaitre)

  2. Bien qu’il y en aie de nombreuses formes, de nos jours il y a deux « formes » du Yoga de l’intériorité: Kalou rinpoché, un grand maître tibétain, a fait une synthèse de pratiques yogiques et méditatives pour proposer une forme très très accessible. Il a créer ceytte synthèse après sont arrivée en occidentaux où le hata yoga était apprécié. Cette pratique comporte des postures, des mouvements, visualisations, chants… Il est possible d’y accéder auprès d’un méditant qualifié. Une seconde forme n’est quant à elle accessible qu’après un long travail préparatoire, car cette forme est très énergique voire dangereuse pour le corps et l’esprit si on n’est pas préparé. Ce travail préparatoire vise à dissiper « les noeuds physico-psychiques », car ce yoga aux forts impacts sur la colonne vertébrale déploie une très forte énergie dans le système nerveux et le corps subtile. Il y a donc de grands dangers à la pratiquer si le corps subtile n’est pas préparé. Dans le cadre des retraires strictes de 3 ans et 3 mois, ce yoga n’est pratiqué qu’en fin de seconde année !
    http://www.youtube.com/watch?v=KG6w036k8u4
    Il y a aussi le « yoga des 5 tibétains » très accessible mais rarement enseignés.
    http://www.youtube.com/watch?v=osSTH3ZG2ng

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *