Méditer et vivre de lumière – comment vivre sans nourriture solide !

méditer et vivre de lumière
Méditer et vivre de lumière – c’est le sujet du documentaire « Lumière »

Peut-on méditer et vivre de lumière, c’est-à-dire survivre sans prendre de nourriture ni d’eau pendant des semaines, des années voire des décennies ? La plupart des gens, scientifiques ou spécialistes répondront spontanément : c’est impossible ! Mais comment réagiraient ces mêmes scientifiques et spécialistes s’ils étaient confrontés aux preuves, rapports certifiés, interviews et expériences en laboratoire à l’appui ?

Le film Lumière est une enquête passionnante et intrigante autour du monde, à la recherche du « Respirianisme ». Il explore non seulement la connaissance issue des traditions spirituelles asiatiques, mais dévoile aussi les dernières avancées scientifiques.

Méditer et vivre de lumière

Sans promouvoir le « Respirianisme », le documentaire Lumière (2010, Autriche, distribué par Jupiter Films), de P.A. Straubinger, propose une vision alternative de nos besoins, bousculant la philosophie mécaniste – matérialiste dominante. Serait-il alors possible de vivre autrement ?

Mais tout d’abord, connaissez-vous le « Respirianisme » ? Cette doctrine plus ou moins ésotérique, considérée par d’aucuns comme un pur charlatanisme sectaire, rassemble de par le monde des gens qui, théoriciens ou praticiens, sont convaincus que l’homme peut parfaitement survivre sans boire ni manger. Que l’air et la lumière, dénommés en langage initié « prana », suffisent en un mot à son bon équilibre.

Cette idée, qui va à la fois contre le sens commun et contre les acquis scientifiques les plus élémentaires, le documentariste autrichien a souhaité la mettre à l’épreuve en allant à la rencontre des « respirianistes », ou adeptes d’autres croyances, tel le Jaïnisme en Inde.

Il en a trouvé aux quatre coins du monde, relatant des expériences de jeûne radical qui peuvent aller de quelques semaines à quelques années.

Le cas le plus impressionnant est celui du fakir Mataji Prahlad Jani, un vénérable et sympathique Indien de plus de 80 ans, qui prétend jeûner depuis l’âge de sept ans.

Bien entendu, on n’est pas absolument obligé de le croire, lui pas davantage que les dizaines de participants qui figurent dans ce film, chacun attestant de la véracité de son expérience.

Là où les choses se compliquent tout de même un peu, c’est lorsque des autorités scientifiques se mettent à cautionner la véracité de certains des propos tenus dans le film. Pas tous, loin de là, et c’est l’un des principaux griefs qu’on peut adresser à Lumière : le crédit qu’on serait tenté d’accorder à quelques rares exemples rejaillit, pour ainsi dire, sur l’absence totale de preuves qui entoure la majorité des autres, en vertu de la logique essentiellement accumulative du film.

Pour rester sur le cas de l’étonnant Mr Jani, on peut en tous cas mentionner l’expérience à laquelle il s’est prêté à deux reprises, sous la houlette du ministère de la santé indien, en passant dix, puis vingt jours sous la surveillance permanente de caméras vidéo, et se prêtant à un protocole médical qui atteste que son métabolisme ne souffre aucunement de son jeûne.

Certes, l’équipe médicale n’a pas surveillé l’ascète durant soixante-dix ans. Reste que la durée durant laquelle l’homme s’est prêté à l’expérience dépasse la capacité humaine ordinaire à lui survivre sans encombre.

Voilà, avouons-le honnêtement, qui a de quoi troubler les esprits rationnels, et justifie la tentation du réalisateur de remettre plus largement en cause les dogmes de la science positiviste.

Enfin, une critique de film serait incomplète si Lumière n’était pas regardé sous un angle esthétique. Vous l’avez appris à l’école, le fond n’est rien sans la forme et réciproquement. Et hélas, il semblerait que M. Straubinger ait quelque peu sacrifié le côté esthétique au sensationnalisme, on est loin de l’ascétisme, des idéaux de prana et d’harmonie pourtant au centre du documentaire : évoquant la trame des sujets de « Mystères », cette émission des années 90 consacrée au paranormal ou même, plus récemment, les émissions de « reportage-réalités » dans lesquelles une narration accrocheuse est ponctuée d’interviews réalistes, le tout sur une musique héroïque à la James Horner… Bref cette lourde succession de discours enchaînés les uns à la suite des autres de manière assez indigeste, semble plus faite pour convaincre que pour présenter des faits.

De même que l’obscurité est l’absence de lumière, le doute et l’ignorance sont l’absence de savoir. Ainsi, au mieux, le « Respirianisme », à défaut de pouvoir être expliqué aussi clairement et définitivement que, mettons, les phénomènes de la gravité ou de la pluie, rejoint la cohorte des phénomènes mystérieux qui embrasent l’imagination humaine depuis la nuit des temps.

Méditer et vivre de lumière, pourquoi pas ? Suivre cette voie, la voie d’anciens grands sages, qui pourrait bien apporter le plus grand des bonheurs. Mais je me rappelle aussi d’un petit cadre, dans l’une des chambres chez ma grand-mère, qui disait : « le plus grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur ». Et manger un bon repas, qu’il ait été préparé avec amour ou même commandé au restaurant, c’est certes un bonheur petit, mais sacrément tangible.

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Mise à jour :
En plus du documentaire Lumière, une autre production audiovisuelle sur le même sujet est désormais disponible en DVD, il s’agit de No Way To Heaven  par Janos Tedeschi & Christof Schäfer. Il n’est malheureusement disponible qu’avec des sous-titres en allemand ou anglais.

Sujets abordés dans l’article :

  • Inédie et méditation
  • Méditer et vivre de lumière
  • Pranisme et méditation
  • Respirianisme et méditation
  • Vivre sans manger et méditer


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10 commentaires sur “10”

  1. Bonjour,

    Et si tout ça est vrai, quel est l’intérêt au final de ne pas se nourrir ?
    Il est important de se faire plaisir je crois.
    On peut vivre aussi sans méditer, sans télé, sans être marié, sans travailler, sans rire, sans communiquer… la liste est longue.

    Être en accord avec soi, vivre intensément avec amour me semble le plus important.

    A bientôt,

    Cédric(seconnaitre)

    1. Bonjour Cédric,

      Les personnes qui se nourrissent uniquement de « lumière » ont beaucoup plus de temps à disposition et apparemment une énergie, une vitalité et un sentiment de bien-être nettement supérieure à la majorité des gens !

      Je suis d’accord avec toi !

      A tout bientôt,
      Cédric

  2. Incroyable, inexplicable, pour moi c’est un mystère, une amie vit ainsi :
    http://senourrirdelumiere.wordpress.com/
    la connaissant depuis plus de 15 j’ai toute confiance en elle, c’est un kôan pour moi !!!
    Mais comme le dit Cédric, il ne s’agit pas de « buts » à atteindre ou de se priver de plaisir, mais au contraire de rester dans la joie, elle fait bien la différence entre le jeûne (se priver de) et sa façon de vivre (se nourrir de tout avec joie)

    1. Bonjour Frédéric,

      Merci pour le partage du site de votre amie qui vit ainsi.

      Je vous remercie également d’avoir expliqué sa relation à la nourriture, c’est une belle façon de voir la vie !

  3. Bonjour Cédric,

    Je n’en avais jamais entendu parler, cela semble un mystère pour moi. Mais au fond pourquoi pas. Cela me rappelle l’histoire du petit « Bouddha » au Népal qui ne faisant que méditer sans rien manger, ni boire.
    Cela semblait irrationnelle et un mystère pour tout le monde, maintenant cela change ma vision. C’est bien de voir de la nouveauté 😉

    1. Il semblerait que l’histoire de « little bouddha » soit une supercherie.
      Voici un article sur ce sujet :
      http://www.blogdei.com/4322/nepal-le-petit-bouddha-reapparait-sur-fond-de-supercherie/?comments=true

      et un reportage intéressant :
      http://www.dailymotion.com/video/xtelf_little-bouddah-reportage_news

      Nous avons tous besoin de croire en quelque chose mais attention aux pièges !

      A+

      Cédric(seconnaitre)
      Pour voir mon dernier article:
      Une journée au lac pour retrouver la paix

      1. Merci pour ce complément d’information !

        Je ne pense toutefois pas qu’il soit possible de lier cette histoire à tout le sujet de la nourriture énergétique.

  4. Bonjour,
    Liberté.
    Verticalité.
    La vie n’est que grâces et beauté. A travers le chant, je me sens rassasiée …
    Portez vous bien,
    Orianne ?✨

  5. Je me suis amusée à lire les différents commentaires. Il est vrai qu’il serait dommage de se priver de nourriture solide de temps en temps.
    Ce qui est sûr, c’est que nous mangeons trop, tous les jours. Quels sont justement les moments où nous mangeons le moins ? Quand nous sommes occupés à faire autre chose, quand nous sommes heureux, amoureux, bref, quand nous avons des émotions super positives ! Nous n’avons plus autant besoin de nous « remplir ».
    De plus notre corps est fait pour supporter naturellement des périodes de jeûne plus ou moins longues. Jeûner une fois par semaine c’est top pour réguler sa faim et combattre ce mental qui nous pousse à manger par habitude !

    Sinon article très bien écrit, j’adore !

    Sara, 20 ans

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