La méditation pour mettre fin à une dépression – au travers du livre « Pour une sagesse moderne »

méditation pour mettre fin à une dépression
La méditation pour mettre fin à une dépression est abordée dans le livre « Pour une sagesse moderne »

Nous avions déjà abordé le sujet épineux de la méditation pour mettre fin à une dépression, faire face à un traumatisme, ou au stress. Nous revenons aujourd’hui avec un complément d’informations apporté par le Dr Dr Yasmine Liénard, psychiatre française et auteur de Pour une sagesse moderne (éditions Odile Jacob).

Dans ce livre, elle nous explique ce que sont les psychothérapies nouvelles, dites de troisième génération : elles sont en fait fondées sur l’acceptation des émotions, la méditation et la pleine conscience.

La méditation pour mettre fin à une dépression

Mais tout d’abord, qu’appelle t’on véritablement la dépression ?

Elle englobe cinq parmi neuf symptômes qui doivent être présents depuis au moins quinze jours : tristesse, perte de plaisir, troubles d’appétit, fatigue, diminution d’intérêt pour le monde environnant, agitation ou ralentissement moteur, culpabilité, problème de concentration et pensées morbides. Ce sont des critères officiels justifiant une prise en charge.

Dans la dépression, il y a aussi le problème de la rechute. Quand une personne fait une dépression, elle a 50 % de chance d’en faire une deuxième et 80 % de chance d’en faire une troisième… La cause de la dépression serait soit biologique, soit génétique.

La dépression, ce qui fait déprimer, vient de ce qu’on se raconte dans la tête. Un déprimé rumine, il se tricote des pensées qui entretiennent des émotions négatives et le font souffrir. Il va en rajouter par des pensées autodestructrices et inutiles. Or, les pensées autodestructrices sont sans rapport avec la réalité. Plus on se fait « du cinéma » dans la tête, un cinéma faux et déconnecté du réel, plus on génère de la peur, du stress et de l’anxiété.

Cependant, on peut se sentir mieux, en agissant sur son esprit et non sur son environnement. Bouddha, le premier, a démontré le rôle des pensées dans la souffrance et les bénéfices de la méditation pour mettre à distance les phénomènes mentaux.

On est en train de jeter les ponts et d’établir les passerelles entre la science et le bouddhisme. Aujourd’hui, les psychiatres, les psychologues, les philosophes et les bouddhistes travaillent main dans la main. Il suffit de citer les noms du psychiatre français Christophe André, du chercheur belge Ilios Kotsou ou encore celui de Matthieu Ricard, célèbre docteur ès sciences devenu moine bouddhiste. La troisième vague de thérapies cognitives et comportementales, dites « émotionnelles » ouvre la porte au traitement de tous les troubles mentaux, la dépression, mais aussi l’anxiété, les phobies, les troubles du comportement alimentaire, l’alcoolisme, etc.

Le coeur de ce protocole consiste à apprendre aux sujets à accepter leurs états émotionnels, même douloureux, et à ne pas chercher à fuir leur vulnérabilité. Autrement dit, nous souffrons parce que nous ne voulons pas souffrir.

Il faut dire que l’irrationalité de notre époque repose en partie sur l’oubli ou la négation de notre dimension humaine et de notre part émotive. Il faut trouver en soi-même sa propre vérité et sa propre liberté. Accepter sa vulnérabilité, c’est d’accepter d’être humain, tout simplement, avec ses forces et ses faiblesses.

Pour Bouddha, la réalité a été voilée par nos représentations. La souffrance repose sur les pensées, on n’est pas dans le réel, on est dans l’illusion. Une personne déprimée dit souvent : « Je suis nul », « J’ai tout raté ». Moins on est en rapport avec la réalité et plus on est malheureux. Le champ des nouvelles thérapies vise justement à être en rapport avec la vérité, à toucher le ressenti, ses besoins et ses compétences. Le but d’une psychothérapie est le retour au réel. Le présent est la seule réalité : ici et maintenant. Cette ouverture de la conscience permet de se « défusionner » des pensées automatiques et autodestructrices. Il faut accueillir avec bienveillance les choses comme elles sont, voir la souffrance comme un élément de notre journée, mais pas le seul. L’acceptation, ce n’est pas de la résignation, c’est le premier pas pour agir en rapport fluide avec ce qui est et non en fonction d’illusions.

L’accès à la méditation pour mettre fin à une dépression, par exemple,  a donc profondément bouleversé la psychothérapie car le thérapeute médite aussi lui-même. Le rapport au patient n’est donc plus le même. La méditation est un entraînement au courage, elle apprend à tenir bon dans l’épreuve. Cela dit, la méditation n’est pas facile lorsqu’on souffre vraiment. Dans ce cas, je conseille de commencer par une thérapie individuelle. En parallèle, il est recommandé de méditer tous les jours, pendant au moins un an.

Alors à présent, si vous sentez la morosité pointer le bout de son nez, vous saurez comment lui faire réintégrer ses quartiers !

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Sujets abordés dans l’article :

  • Dépression et méditation
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4 commentaires sur “4”

  1. Merci pour ce très bon article, j’adore médité car à chaque fois, cela me permet de prendre du recul sur la situation. Je comprends que cela soi un bon antidépresseur car au lieu d’être trop « collé » dans tout ce qui ne va pas et ne voir plus que ça, la méditation permet d’élargir la vue et de voir aussi tout le reste, tout ce qui va et qui est génial.
    Quand je le peux, je m’accorde 5-10 minutes par heure pour méditer et prendre du recul sur ce que je fais. Résultat: efficacité et concentration amélioré 😉

    1. Merci Jonathan pour ton avis ! En effet, je trouve aussi que la prise de recul aide à relativiser et ainsi prendre conscience du positif.

      J’imagine bien que ces 5-10 minutes que tu prend avant d’effectuer une tâche t’aide à l’empoigner par le « bon bout » ! C’est un excellent conseil !

  2. Bonjour, je lis souvent vos conseils sur la méditation, mais voilà je fais de la dépression depuis 27 ans. Elle part, elle revient… j’essaye de méditer mais quand on est dans le trou noir on arrive pas à décrocher.J’ai été suivie par une psy, antidépresseurs, et maintenant je fais de l’hypnose. A mon avis, quand on n’est pas bien on a beau chercher une solution rien n’y fait et puis un jour sans aucune raison apparente tout redevient beau et on se sent renaitre.
    Quand je ne vais pas bien, je cherche toujours un pourquoi mais je n’ai pas la réponse. et je n’arrive pas à accepter cette situation car elle me fait souffrir et fait souffrir également mon entourage.
    C’est plus facile de dire j’ai mal à : une jambe, la tête etc…que de dire, je ne vais pas bien alors que tout est positif dans ma situation, sauf dans la tête.
    Comment accepter cette souffrance morale, je ne comprends pas.
    J’ai déjà voulu suivre des cours de mindfulness en 8 séances chez nous en Belgique, mais j’hésite en n’étant pas sure que çà puisse m’aider.
    Je voudrais savoir si des personnes déprimées s’en sont sorties grâce à la mindfulness.
    Merci de m’avoir lu et j’essaye d’appliquer vos conseils le plus souvent possible.

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